Archive for March, 2005

The killing, ..

Tuesday, March 22nd, 2005

..l’utime razzia.

Troisième film de Stanley Kubrick (et seulement le premier employant des acteurs professionnels), sorti en 1957 (le 3 janvier pour être précis, mais finalement peut être que cette information n’est pas cruciale, enfin vous verrez bien, faites en ce que vous voulez), l’ultime razzia nous raconte l’histoire d’une bande de gangsters (comme on disait à l’époque) projetant le braquage d’un champ de course. Niveau scénario, c’est du bon (comprenez que j’ai beaucoup aimé), rappellant beaucoup l’inconnu de Las Vegas (2001) (devenu plus tard, après le passage de Steven Soderbergh et une halte à l’arrêt remake, Ocean’s eleven (2001)).

Au niveau de la réalisation, on a droit à quelque chose d’un très haut niveau, comme Kubrick nous y a habitué depuis. On remarquera tout particuliérement le passage du braquage, tout bonnement excellent, montrant successivement la scène du point de vue de tous ses participants (ce qui n’est pas sans rappeller la scéne de l’échange des billets de Jackie Brown (1997) - encore une preuve, s’il en fallait, que QT va chercher son inspiration chez des gens biens =) ). On notera aussi qu’une bonne partie du film est narrée par une voix off (on en profitera pour passer le bonjour à Martin Scorsese ;) ), et que réguliérement des repéres temporels sont fournis au spectateur (le film se déroule d’ailleurs de maniére chronologique), ces deux points positionnant d’ailleurs le film à la limite du film documentaire, ce qui participe encore plus au renforcement du scénario. En somme, l’un des meilleurs Kubrick :-)

Mon jeu en 3D : le vieux pong tridimensionnel

Wednesday, March 16th, 2005

Finalement sur un coup de tête je me suis décidé à mettre jojopong3d, le bien nommé pong tridimensionnel, à disposition des gens :) Donc tout d’abord les disclaimers qui vont bien :

Mon disclaimer n°1 : du fait d’une camera super mal placée, le jeu est injouable, parce qu’il est au final très difficile (impossible ?) d’évaluer la position réelle de la balle par rapport à la raquette.

Mon disclaimer n°2 : du fait d’une erreur de design de l’architecture des classes en début de projet, et d’une deadline approchant à vitesse grand O, le code de ce projet est absolument horrible et hypra-super mal pensé/designé. De plus, il doit trainer des bugs par milliers au détour des lignes de code.

La mauvaise nouvelle est que le projet sous cette forme ne sera pas poursuivi. La bonne nouvelle, c’est que j’ai pris la décision de le recommencer from scratch, en me basant sur l’expérience acquise durant ce projet. Je vais en profiter pour switcher du C++ au C#, qui se trouve être bien plus agréable à l’usage que le C++ et sa STL, et vais également veiller à bien séparer la partie jeu de la partie moteur de jeu, histoire de ne plus avoir cet ignoble gloubiboulga qui finalement se trouve être pas top pour la maintenance. En plus ça me permettra de faire un truc génial qu’on appelle réutilisation de l’existant, et ça ce sera super top méga cool :o Pis je vais aussi changer le nom (jojopong3d c’est vraiment laid) :-) En gros je vais tout changer quoi =)

L’installation de Jojopong3d nécessite d’avoir installé la librairie Clanlib0.7. Pour compiler : make, pour exécuter : ./jojopong3d.sh jojolapin, and just enjoy :-)

Quelques crinshoutes :

Le lien de téléchargement : clique ici bro’.

Petit rappel des technologies utilisées pour la 1ére version du projet : OpenGL pour la 3D et Clanlib pour tout le reste, tout cela mêlé parmi du C++.
Technologies utilisées pour la refonte : .Net/C# (utilisation de Mono pour les systèmes autres que Windows), encore et toujours OpenGL pour la 3D, et le framework TAO, binding pour .Net de plusieurs librairies phares du développement de jeux, comme par exemple OpenGL, OpenAL et la SDL.

PS : pour donner corps au disclaimer n°2, je viens de me rendre compte que le programme se finit par un segfault =)

3 mots sur Casablanca driver

Monday, March 14th, 2005

J’ai trouvé le film léger, drôle, bien filmé, original, et beaucoup moins lourd que ce à quoi je m’attendais. Même si ce n’est pas le film ultime, une bonne surprise, qui laisse espérer beaucoup de Maurice Barthélémy en tant que réalisateur.

Où sont les secrets professionnels du Dr Apfelglück, ou essai appliqué sur l’économie allemande du XIXéme siècle

Monday, March 14th, 2005

Acte 1, scène 1.

Plantage du décor. Un cours d’économie ma foi pas totalement inintéressant, un professeur de bonne humeur (chose rare en cours d’économie de nos jours :/), un geste malencontreux un poil violent de ma part, une remarque pleine d’humour de la part du-dit professeur, une évocation de vie privée, et là la réplique tombe : ‘tant qu’il ne vient pas en cours habillé en la crampe’. Je me retourne fébrilement vers la source de cette douce citation que vous avez déjà tous reconnue, et contemple avec des yeux ébahis la personne par laquelle la réplique est tombée. Il est là, devant moi, derrière son bureau. Là, encore un peu tremblant, je réplique par la première chose me passant par la tête : ‘Pulp Fiction’.

Acte 1, scène 2.

Même lieu que précédemment, environ 10 minutes plus tard.
Le cours d’économie suit son bonhomme de chemin, au tournant duquel il rencontre le grand papy fait de la résistance (vous serez surpris d’apprendre que la mention de ce chef d’oeuvre a surgie dans la conversation en parlant de l’économiste allemand Friedrich List, comme quoi l’économie du XIXéme, ça peut être fun). Là, le maître de cours se tourne vers moi avec un signe de tête, comme une invitation à la discussion, à laquelle je réponds comme il se doit d’un ‘énorme’ tony-le-truand. Et c’est bien là que tout va se compliquer. Le sus-mentionné professeur va alors me demander si je ne connaîtrais pas par hasard ce film sorti il y a de cela une dizaine d’années, qui était alors un peu passé inaperçu, et qui se trouve être réellement - d’après lui - absolument complétement con, et donc génial. L’embarra m’assaille. Je n’ai jamais entendu parler de ce film.

Acte 2, scène 1.

4 jours plus tard, appartement du narrateur.
La curiosité suscitée quelques jours plus tôt par la mention d’un film a priori incontournable me reprend. C’est pas tous les jours après tout qu’on se fait conseiller un film par un professeur grand amateur de Quentin Tarantino (QT pour les intimes, of course). Je me dirige donc vers allociné (le meilleur ami de l’homme après la gent féminine, ne l’oublions pas), parcours rapidement la biographie de Thierry Lhermitte (que je soupçonne de jouer dans ce film, du fait de la référence au Splendid), et tombe sur Les secrets professionnels du Dr Apfelglück, qui semble bien correspondre au film recherché. Or, par malheur, ce film passé inaperçu ne semble malheureusement pas avoir ressurgi du passé sous quelque forme que ce soit depuis lors.

THE END.

Bien. Ici je souhaitais vous demander si vous ne connaîtriez pas par hasard un moyen pour se procurer ce film, mais j’en ai trouvé un in extremis en oubliant pendant une courte seconde d’être con. Je poste quand même tout ça hein, parce que ça me ferait mal au coeur de bazarder tout ce magnifique récit, qui m’a pris tant de temps à écrire.

Sur ce, dormez bien, et surtout n’oubliez pas : rastafari ^^

Des magnolias, lalalalala

Monday, March 14th, 2005

Ce film, je le voie comme un film s’essayant à la philosophie, voulant nous faire disserter sur le sens réel de la vie (non, pas celui des Monty Pythons, l’autre). Je le vois aussi comme un film qui n’arrive pas à la cheville de ses ambitions. En somme, un peu plus de trois heures d’un scénario insipide, de personnages s’attristant mollement sur leur sort, de coïncidences et de philosophie de comptoir. Il eût été agréable par ailleurs de mettre un peu plus en avant les relations liant les différents personnages, qui en l’état paraissent bien floues, et de donner un peu plus de corps aux différentes histoires contées.

En conclusion, j’ai vu ce film avec 2 amis, et on s’est tous très ennuyés devant :-) Donc si vous souhaitez couler une soirée qui a priori s’annonce bonne, hophophop courrez chez votre loueur de films préféré et revenez en avec Magnolia sous le bras, effet garanti =)

Le village

Friday, March 4th, 2005

Pas mal du tout ce petit film. Je ne sais plus pour quelle obscure raison je n’étais pas allé le voir au cinéma lors de sa sortie, mais elle a bien failli me faire rater ce film :)

Il est dommage que le code de conduite m’interdise de spoiler, cela m’empêche de vous faire partager la surprise qui m’a assaillie à la toute fin du film. Elle conclue bien ce sleepy hollow-like (ou plutôt ce pacte des loups en mieux-like, attention un spoiler est caché dans cette comparaison), et lui donne par la même occasion une petite dimension supplémentaire. Bref, très chouette ce film. Il me donne envie de visionner le reste de l’oeuvre de ce réalisateur au nom imprononçable, et que je ne prononcerai donc pas, par respect pour vos oreilles.

Final cut

Tuesday, March 1st, 2005

Final cut.. Assurément, le synopsis est alléchant. Nous nous trouvons dans le futur, dans un futur où les parents peuvent faire le choix de faire implanter une puce-enregistreuse à leur nouveau né, qui va stocker durant toute sa vie chaque image transitant par son nerf optique. Une fois mort passée, la famille pourra avoir le bon goût de faire monter un hommage filmographique au personnage, diffusé durant l’enterrement sur écran géant, featuring son 12.7 et tout le tralala. Bien, soit. À partir de là, on s’attend à voir un film d’anticipation, abordant la chose d’un point de vue éthique, philosophique, métaphysique. Et bien non, il n’en est rien, même si cela constitue la trâme de fond du scénario. L’histoire est plutôt centrée sur le personne de Robin Williams, qui [spoiler]. Mon grand regret au sujet de ce film est son manque de rythme, ou plutôt son manque de variation dans le rythme, beaucoup trop uniforme. De fait, les événements s’enchaînent sans surprise, alors que celle-ci devrait suinter par tous les pores de l’écran. Enfin heureusement pour le spectateur, cela ne fait pas de ‘Final cut’ un mauvais film, mais plutôt un bon film manquant seulement d’un peu d’épice :) Ça évite d’avoir à regretter le prix du ticket =)