Mon dieu.
Il est un fait que je ne sois pas un grand fan de BD, mes lectures dans ce domaine se limitant plutôt à des vieilleries (Tintin, Gaston, Blake et Mortimer, Lucky Luke, Astérix, etc.) dont l’actualité n’est de fait pas très mouvementée. Il est donc rare que j’attende une sortie avec impatience (à part pour l’excellente série des Blake et Mortimer, ressortie de la tombe il y a de cela quelques années, bien que je trouve globalement les nouveaux opus décevants par rapport à l’oeuvre d’Edgar P. Jacob, mais ceci est une autre histoire). C’est pourtant avec une grande curiosité que j’attendais le tout dernier bébé d’Uderzo, annoncé à travers moult tapages médiatiques (même si là encore je regrette beaucoup le temps où Goscinny était encore là pour apporter des dialogues de qualité à la série, alliés bien souvent à des scénarios intéressants, m’enfin bref, passons). Et bien, dure fut la chute. En effet, malgré les mises en garde de Niko et les quelques bruits courants sur le scénario, mon cerveau ne s’est vraiment pas trouvé assez préparé pour subir le choc consécutif à la lecture de cette chose :/ A vrai dire, j’ai même mal à mon Goscinny en ce moment, qui a bien dû se retourner 42 fois dans sa tombe en voyant à quel point Uderzo est capable de gâcher une oeuvre aussi majeure que celle d’Astérix, notre petit gaulois jovial.
Il faut dire qu’à mon goût le scénario de cet album est complément loufoque, inintéressant et inapproprié à l’univers d’Astérix (ce scénario est même une honte en fait, mais bon cela ne reste que mon avis, peut être suis-je trop traditionaliste =) ), et les dialogues se révèlent être plats à mourir et sans aucune saveur, comme sait si bien les faire Uderzo. Donc globalement, ça pux, et j’espère vraiment qu’Uderzo n’aura pas l’idée saugrenue de continuer la série après ça…
PS : et surtout que l’oiseau de malheur par qui j’ai eu tant de tristesse (ie. mich) soit maudit sur 462 générations par Teshub himself ! Tout ça c’est de sa faute d’abord !