Archive for December, 2007

When Bireli (Lagrene) Met Jaco (Pastorius)

Sunday, December 23rd, 2007

Après la découverte de Weather Report en début de semaine, au travers de leur Album Heavy Weather (de la bonne Fusion des 70’s, avec Jaco à la basse, je recommande vivement), je suis tombé par pur hasard sur un disque qui m’a de prime abord paru intéressant, alors que j’arpentais les dédales de la Fnac : Smoke on the Water - Live In Rome 1986 par Bireli Lagrene, Jaco Pastorius et Serge Bringolf. Le disque était posé sur une étagère, orphelin, sur une pile de lives de Jaco sans aucun rapport avec lui. Par curiosité, la mention de Smoke on the Water m’interpellant, je retourne pour voir la liste des titres, et je tombe sur ça :

  •  Bluma/Smoke on the Water
  • The Medley : Purple Haze, Third Stone From The Sun, Teen Town
  • Star Spangled Banner
  • Reza
  • Honestly
  • Invitation

Donc forcément à la vue de tant de titres d’Hendrix repris par ces excellents musiciens (+ Smoke on the Water en bonus :) ), je prends l’album.Depuis, je l’ai écouté plusieurs fois, et je suis à proprement parler abasourdi. Il est vraiment excellent. Bien sûr, je passerai le chapitre d’éloges sur ces excellents musiciens, qui livrent des interprétations absolument magnifiques de ces titres, avec une virtuosité assez inhumaine (il y a quelques chorus qui valent vraiment leur pesant de dragibus, en particulier le medley qui est plus un jam qu’autre chose), et ne m’attarderai que sur le son, qui est assez hallucinant. Je ne m’attendais vraiment pas à ça, ça sonne vraiment très hard par moment, avec une basse très présente forcément, très profonde, et un Bireli au son très saturé, chose que je ne lui connaissais pas. Un exemple parfait pour montrer que le Jazz ne se réduit pas aux sonorités du Bebop :)Vraiment je suis conquis par cet album live, et je pense que je vais un peu le faire circuler autour de moi. 

iBlop goes Famous

Thursday, December 20th, 2007

Il est vrai que je suis déjà continuellement atterré pas l’ère du deux-point-zéro, où le contenu prend une place négligeable vis-à-vis de la Grande Prêtresse Buzz . En gros, pour être un concept 2.0 viable, abandonnez toute notion de contenu, et misez tout sur le buzz et le hype, et vous aussi alors, vous deviendrez 2.0-compliant.

Mais là, on atteint vraiment des summums de ridicule j’ai l’impression, après lecture d’une interview choquante. Le blog se métamorphose en livre, en oubliant d’adapter son ‘contenu’ 2.0-compliant.

Donc ce matin, je me suis dit : pourquoi pas moi ? C’est alors que j’ai décidé de procurer à iBlop un contenu intemporel et 2.0-compliant, dans le seul et unique but de devenir célèbre et de faire des choses avec des actrices américaines. L’unique problème qu’il me reste à résoudre, c’est trouver une source d’information encore plus creuse que celle qui abreuve actuellement ce blog :/ Si seulement moi aussi j’avais sodomisé un chat…

…with Diamonds !

Wednesday, December 12th, 2007

La nuit passée, abordons un peu plus l’aspect esthétique de ce magnifique film qu’est Across the Universe, après avoir livré mon impression à chaud-chaud dans le précédent post.

Basé sur une histoire d’amour (classique), c’est une foule d’émotions qui se dégagent de ce film très bien écrit. La réalisation est particulièrement bonne par ailleurs, et surtout très adaptée à l’univers des 60’s abordé par le film, qui se dote de quelques scènes hyper-psyché qui m’ont par moment fait penser à ce qu’on pouvait retrouver dans les opéra-rocks des années 70 (The Wall des Pink Floyd et Tommy des Who en tête). Tout cela donne au film un univers que j’ai trouvé particulièrement délicieux, du fait de mes influences très portées sur cette période.

Le film est aussi truffé de petites références, qu’on prend un malin plaisir à essayer de débusquer :) Une petite référence à Alice au pays des merveilles (le livre le plus LSD-ien de tous les temps), une guest appearance de Bono, plusieurs de Joe Cocker, etc. J’ai même trouvé personnellement une référence à Hendrix dans le personnage du guitariste Jojo (comme moi !) joué par Martin Luther McCoy : coupe afro, fringues aussi exhubérantes, Gibson Flying V utilisée lors d’une scène de live (une Flying V avec un vibrato, comme celle qu’a utilisé Hendrix à plusieurs reprises, dont lors de son Live At The Isle Of Wight). Mais peut être que je me trompe là, j’ai tendance à voir Hendrix un peu partout…

Toujours un aussi bon film, je ne regrette qu’une chose, c’est que depuis ce matin il ne soit plus à l’affiche de mon cinéma… Je l’ai vu un peu in extremis, coup de chance, surtout que j’étais parti pour voir un autre film, jusqu’à ce que le guichetier fasse une petite erreur en confondant deux films. Je pense que je lui dois une pinte pour le coup :)

Lucy in the sky…

Wednesday, December 12th, 2007

Je reviens à l’instant du visionnage du film Across The Universe O_O

Passé l’émerveillement, je vais tenter de livrer ici même pèle mêle ce que j’ai retenu de tout cela. Ce film n’est pas vraiment un film. C’est une ode aux 60’s, au psychédélisme (ce film est sûrement le plus psyché que j’ai pu voir, et pourtant j’en ai vu des pelletées…), à Greenwich Village, à la lutte Anti-Vietnam, au combat des Afro-Américains, à l’Amour, à la Paix.

Ou bien ne serait-ce pas une ode aux Beatles ? Ou un peu des deux ? Ce film qui n’est pas un film en serait presque une comédie musicale, bâtie autour de l’oeuvre (magnifique) du groupe des chevelus. La BO sublime le film, le film sublime la BO, j’en étais tout émoustillé. Et pour encore mieux faire coller les deux mondes, ce sont des réarrangements absolument de toute beauté qui sont interprétés O_O Finalement, peut être que ce film est un concert… :)

Bref, si vous aimez les 60’s, le mouvement psyché ou les Beatles, courrez voir ce film ! Et si vous aimez les 3 comme moi, vous allez connaître l’extase O_O

PS : à noter deux interprétations de ouf de guedin : While my guitar gently weeps, et le All you need is love de la fin, qui est juste splendide. Ha, et le Helter Skelter est pas mal aussi…