Archive for the ‘Cinéma’ Category

Shine a light : Scorsese vs. Les Stones

Thursday, April 17th, 2008

Martin Scorsese, c’est définitivement l’un de mes réalisateurs préférés.

Shine a Light, c’est le concert des Rolling Stones au Beacon Theatre de New York filmé par Martin Scorsese.

Donc pour résumer on a :

  • L’un des plus grands réalisateurs de tous les temps ;
  • L’un des plus grands groupes de Rock de tous les temps ;
  • Jack White, Buddy Guy et Christina Aguilera en guests ;
  • Une salle bien sympathique ;
  • Et donc, un grand film.

Moi qui avait toujours rêvé de voir un live de qualité sur écran géant, voilà qui est fait. Et pour le faire, ça le fait ! Le traitement apporté par Scorsese sublime complétement ce show, avec sa réalisation parfaite, et ses plans de ouf de guedin, à la fois innatendus, esthétiques et subjuguants ! Je crois que les Stones n’auraient pu rêver mieux pour leur passage à la postérité.

Côté musique (parce que c’est quand même le plus important), 18 titres complets, mêlant les classiques de chez classique (Jumping jack flash, Satisfaction, Sympathy for the devil (mon préféré), Start me Up, …) à des titres beaucoup moins connus (que je ne pourrais vous citer, n’étant pas un spécialiste des Stones). Par ailleurs, j’ai beaucoup apprécié le titre “You Got the Silver“, un magnifique Blues à l’ancienne chanté par Keith, que je ne connaissais pas jusqu’à maintenant.

Niveau prestation scénique, Mick Jagger est nickel (à son âge, c’est impressionnant, il passe son temps à sauter), et Ron Wood m’a impressionné, très très bon jeu de guitare. Derriére sa batterie, Charlie Watts est au poil. Et Keith Richards, quant à lui, est… complétement largué ! C’est en tout cas l’impression qu’il m’a donnée… Rythmique tout juste convenable, solos pas du tout au niveau, accusant un réel manque d’expressivité (ceux de Sympathy for the devil m’ont tout particuliérement déçus, je les ai trouvé absolument inintéressants, très très loin derriére leur version studio). Il a même réussi à se vautrer sur l’intro de Satisfaction (ou alors était-ce une variation que je n’ai pas sû apprécier à son juste niveau ? En tout cas à mes oreilles, ça a sonné comme un gros pain…). A mon humble avis ce grand guitariste fairait mieux de plus se concentrer sur sa guitare sur scéne, quite à faire un peu moins de show.

A mon avis, Keith est donc la seule ombre sur cet excellent film, très bien filmé et très bien joué par ces monstres du rock. Mais en regard de son statut, on le lui pardonnera humblement.

Edit : j’ai oublié de parler de la section cuivre ! Très très sympathique d’un point de vue purement rythmique, avec en prime quelques (très bons) chorus du saxophoniste alto Bobby Keys. J’ai particuliérement apprécié celui de Start me up (si mes souvenirs sont bons), très bien senti, très blues, très bien.

~15,09 Euros

Wednesday, April 2nd, 2008

Vous ne vous rappelez surement pas de ce post : http://www.iblop.net/2005/02/23/dobermann/, mais je viens juste de retomber dessus par hasard. Et bien c’est avec le plus grand des bonheurs que je me dois d’effacer la crainte que je laissais percevoir à la fin du billet : et bien oui, Jan Kounen s’est repris ! Je ne vous avais pas parlé (à tort) de 99 F lors de sa sortie, et je vais m’empresser de le faire de suite.

Ce film est sûrement ma meilleure surprise cinéma de 2007. Il est fort dommageable pour moi d’avoir attendu si longtemps pour l’aborder, parce qu’au jour d’aujourd’hui je me sens bien incapable de décrire les sentiments qui m’avaient envahis à la sortie du cinéma. C’est en tout cas un efficace pamphlet contre notre société consumériste et pubovore.

Je me contente donc de le conseiller ardemment, il est à voir au moins pour se faire une idée.

Hitman - Y’a-t-il un scénariste dans l’avion ?

Thursday, January 10th, 2008

Je reviens prestement (enfin presque puisque ce billet est posté en léger différé) de voir Hitman, étant un fan de la première heure de ce grand jeu vidéo. Mon a priori était simple : ce film est surement une merde signée Europa Corp. de plus, basée sur une franchise facile, et réalisée avec les pieds. Mais je me devais tout de même de ne pas rater ce moment historique, la rencontre de 47 avec la postérité (ou pas).

Au final, je me rend compte que mon analyse a prioresque était peut être un peu rapide, et que le film possède un gros point fort : il respecte très très bien le jeu originel, tant son ambiance que la réalisation très typée de ses cinématiques (ralentis, fade to white/flash de lumière, musique classique en trame), tout en apportant un nombre proprement incalculable de références au jeu (les armes — encore que je regrette pas mal l’absence de la corde à piano, le canard \o/, la mise en abime, certains lieux très proches de certains niveaux rencontrés dans les jeux, etc.). Petit bonus pour ne rien gâcher, certains plans réalisés à la manière des caméras in-game (plan de dos du personnage, très rapproché avec mise en exergue du tatouage, ou plan de 3/4 haut style caméra de surveillance quand 47 marche dans le couloir vers les toilettes dans lesquelles Mr Price communie avec la nature). Par ailleurs, le mimétisme de Timothy Olyphant avec 47 est assez hallucinant : sa manière de marcher, de bouger, de tenir ses armes, etc., tout y est. A priori les fans lui reprochaient de ne pas assez ressembler au personnage du jeu, a postériori je trouve qu’il campe un excellent 47. Donc à ce niveau là, pas de problème, on retrouve complètement le jeu.

La réalisation quant à elle est sans surprise dirons nous, ni vraiment bonne ni mauvaise, juste efficace… J’aurais apprécié quelque chose de plus recherché, mais passons.

Venons en maintenant là où tout péche : le scénario. Je l’ai trouvé tout bonnement inintéressant, se bornant à repomper des éléments pris ici où là dans des films qui ont cartonné, comme par exemple The Bourne Identity (la fille innocente qui se retrouve mêlée au complot sans le vouloir et tombe amoureuse du héros, la scène du restaurant pendant laquelle Jaso… 47 lui décrit son environnement en faisant style ‘j’ai une mémoire de ouf’, le final ‘Jason m’a payé un magasin de scooters’/'47 m’a payé un vignoble’, etc.), en oubliant d’être vraiment prenant. C’est d’autant plus dommage que le scénario des jeux était sympa, et à mon sens beaucoup plus intéressant car beaucoup plus centré sur le personnage de 47 et ses origines. Mais il devait surement ne pas être assez propice au rajout de nanas à poil… Et en plus de cela, il ne met pas en scène une bataille entre les gentils et les méchants.

Ceci dit, il y a des chances que la partie ‘recherche de ses origines’ soit réservée pour un second volet, un peu à la The Bourne Supremacy

Donc pour résumer, bonne adaptation (on se croirait dans le jeu), avec un scénario qui péche pas mal, et dans lequel la présence de la police et de la fille sont largement dispensables…

PS : c’est peut être mon imagination qui me joue des tours, mais j’ai bien eu l’impression de voir une référence à Léon dans la scène où 47 se douche au début, avec le méga plan du pommeau de douche vu de dessous… Mais peut être que je me trompe, il me faudrait revoir Léon :)

…with Diamonds !

Wednesday, December 12th, 2007

La nuit passée, abordons un peu plus l’aspect esthétique de ce magnifique film qu’est Across the Universe, après avoir livré mon impression à chaud-chaud dans le précédent post.

Basé sur une histoire d’amour (classique), c’est une foule d’émotions qui se dégagent de ce film très bien écrit. La réalisation est particulièrement bonne par ailleurs, et surtout très adaptée à l’univers des 60’s abordé par le film, qui se dote de quelques scènes hyper-psyché qui m’ont par moment fait penser à ce qu’on pouvait retrouver dans les opéra-rocks des années 70 (The Wall des Pink Floyd et Tommy des Who en tête). Tout cela donne au film un univers que j’ai trouvé particulièrement délicieux, du fait de mes influences très portées sur cette période.

Le film est aussi truffé de petites références, qu’on prend un malin plaisir à essayer de débusquer :) Une petite référence à Alice au pays des merveilles (le livre le plus LSD-ien de tous les temps), une guest appearance de Bono, plusieurs de Joe Cocker, etc. J’ai même trouvé personnellement une référence à Hendrix dans le personnage du guitariste Jojo (comme moi !) joué par Martin Luther McCoy : coupe afro, fringues aussi exhubérantes, Gibson Flying V utilisée lors d’une scène de live (une Flying V avec un vibrato, comme celle qu’a utilisé Hendrix à plusieurs reprises, dont lors de son Live At The Isle Of Wight). Mais peut être que je me trompe là, j’ai tendance à voir Hendrix un peu partout…

Toujours un aussi bon film, je ne regrette qu’une chose, c’est que depuis ce matin il ne soit plus à l’affiche de mon cinéma… Je l’ai vu un peu in extremis, coup de chance, surtout que j’étais parti pour voir un autre film, jusqu’à ce que le guichetier fasse une petite erreur en confondant deux films. Je pense que je lui dois une pinte pour le coup :)

Lucy in the sky…

Wednesday, December 12th, 2007

Je reviens à l’instant du visionnage du film Across The Universe O_O

Passé l’émerveillement, je vais tenter de livrer ici même pèle mêle ce que j’ai retenu de tout cela. Ce film n’est pas vraiment un film. C’est une ode aux 60’s, au psychédélisme (ce film est sûrement le plus psyché que j’ai pu voir, et pourtant j’en ai vu des pelletées…), à Greenwich Village, à la lutte Anti-Vietnam, au combat des Afro-Américains, à l’Amour, à la Paix.

Ou bien ne serait-ce pas une ode aux Beatles ? Ou un peu des deux ? Ce film qui n’est pas un film en serait presque une comédie musicale, bâtie autour de l’oeuvre (magnifique) du groupe des chevelus. La BO sublime le film, le film sublime la BO, j’en étais tout émoustillé. Et pour encore mieux faire coller les deux mondes, ce sont des réarrangements absolument de toute beauté qui sont interprétés O_O Finalement, peut être que ce film est un concert… :)

Bref, si vous aimez les 60’s, le mouvement psyché ou les Beatles, courrez voir ce film ! Et si vous aimez les 3 comme moi, vous allez connaître l’extase O_O

PS : à noter deux interprétations de ouf de guedin : While my guitar gently weeps, et le All you need is love de la fin, qui est juste splendide. Ha, et le Helter Skelter est pas mal aussi…

Sleep Proof - a Grindhouse movie

Thursday, June 28th, 2007

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on ne s’ennuie pas en regardant Death Proof, le 5éme film - je compte Kill Bill comme un unique film en deux parties - de Quentin Tarantino (QT pour les intimes). Même si je dois bien l’avouer, lorsque j’ai découvert les bandes annonces de Grindhouse, j’avais été assez sceptique sur l’intérêt que je pourrais y porter. De ce fait, je n’attendais pas spécialement le film, et m’étais même préparé à être particuliérement déçu lors de son visionnage (le style grosse série B bien gore me plaisant moyen).

Mais au final mes amis, quel pied ! Le gore que j’attendais n’est absolument pas au rendez-vous, et les quelques scènes dignes d’une série B sont vraiment, vraiment de toute beauté ! En particulier la première, qui est, je trouve, une merveille niveau réalisation, tellement elle impose son ambiance angoissante sur le spectateur (ou tout au moins sur moi :) ).

Quant aux scènes de dialogues, beaucoup décriées sur ce film, je les ai trouvées tout simplement parfaites, mais il est vrai que c’est un aspect des films de Tarantino que j’apprécie particuliérement, et ce depuis RD. A mon sens, elles permettent de donner une vraie personnalité et un vrai vécu aux personnages, ce qui en quelque sorte assoit leur crédibilité à l’écran .

Au final, un excellent QT bourré de références à ses autres films (la chevy nova, le Big Kahuna Burger, les Red Apples, le shériff de Kill Bill et son “son number one”, etc.). Je n’attends pas spécialement le second volet de Grindhouse, le Planet Terror de Roberto Rodriguez, étant peu fan de ce réalisateur (excepté pour son Sin City), mais j’irai quand même le voir du coup :) Sait-on jamais…

PS : j’ai remarqué que Death Proof n’est pas produit par Lawrence Bender… Si quelqu’un sait pourquoi, je suis preneur :)

Mille milliards de mille sabords !!

Saturday, March 10th, 2007

\o/. Espérons par contre que ce ne soit pas ce #@! de Jean-Pierre Jeunet qui le réalise :peur:

2/3 sorties 2007 qui ont du potentiel

Sunday, January 7th, 2007

2007 s’annonce pas trop mal niveau ciné comme le dépeignent ces quelques notes :)

Et une petite mention pour un film qui n’a pas encore de date de sortie :